Environnement : Du nouveau pour les installations frigorifiques.

31 mars 2010 par Frans

Depuis le 1er janvier 2010 l’utilisation des hydrochlorofluorocarbures (HCFC) vierges utilisés comme fluide réfrigérant pour des opérations de maintenance, d’entretien et de réparation est interdite dans les installations de  réfrigération et de conditionnement d’air existant à cette date.

Les HCFC, dont le plus connu est le chlorodifluorométhane ou R22, sont des gaz qui appauvrissent la couche d’ozone. Si la mise en route d’installations frigorifiques contenant des HCFC est interdite depuis 1999, les HCFC vierges pouvaient encore être utilisés pour certaines opérations, notamment celles de maintenance et de réparation. Depuis le  1er janvier 2010, l’ajout de nouveaux HCFC produits est donc interdit pour le remplissage de pertes (fuite).

Seuls les HCFC recyclés (à savoir les HCFC présents dans les installations qui sont vidangés lors de travaux d’entretien et qui sont remis dans l’appareil après un processus de nettoyage – par exemple filtrage ou séchage) peuvent encore être utilisés après le 1° janvier 2010. C’est un nouveau règlement européen (n°1005/2009 du Parlement européen et du Conseil du 16 septembre 2009 relatif à des substances qui appauvrissent la couche d’ozone) qui interdit depuis le 1er janvier 2010 d’utiliser des HCFC vierges pour la maintenance, l’entretien et la réparation des installations frigorifiques. Seuls les HCFC recyclés et les HCFC régénérés peuvent encore être utilisés jusqu’au 31 décembre 2014, et ce pour les opérations de maintenance, d’entretien et de réparation.

Concrètement, pour les détenteurs d’installation fonctionnant encore avec du R22 les solutions sont :

  • La plus radicale et la plus chère : changer pour une installation neuve avec du R410 pour la climatisation.
  • Modifier les installations existantes pour qu’elles fonctionnent avec un autre fluide (Ex : R417A) opération moins onéreuse, assortie de modifications sur le circuit frigorifique et dans certains cas de  changement de l’huile (fiabilité) et généralement d’une baisse de la puissance frigorifique.
  • Garder son installation au R22 et prendre le risque de la rupture de stock du fluide recyclé.

Les outils de la Qualité : L’audit interne

26 mars 2010 par Frans

Qu’est-ce qu’un audit ?

L’audit est un « processus méthodique, indépendant et documenté permettant d’obtenir des preuves d’audit et de les évaluer de manière objective pour déterminer dans quelle mesure les critères d’audit sont satisfaits », définition de la norme ISO 19011 (version 2002). La norme ISO 9000 (version 2005) ne fait pas la distinction entre un audit interne et un audit externe. Nous reviendrons sur les audits externes dans un nouvel article. Il faut également noter que les référentiels relatifs à la sécurité et à la santé (OHSAS 18001), à l’environnement (ISO 14001 et EMAS) et à la sécurité alimentaire (ISO 22000) possèdent leur propre définition de l’audit, qui n’est finalement pas très éloignée de la définition de la norme ISO 19011.

Les auditeurs et le planning d’audit

La norme ISO 9001 :2008 impose d’établir un planning d’audit, par le responsable d’audit (généralement, le responsable qualité). Idéalement, ce planning est établi pour les 3 années couvertes par le certificat. Nous vous rappelons que l’ensemble des processus doit être audité au moins une fois sur la durée du certificat. Vous devez évidemment tenir compte de la criticité des processus : il ne serait pas judicieux d’auditer le processus de fabrication une fois tous les 3 ans ! Cette criticité peut être définie par une analyse de risque objective qui permettra de déterminer les priorités. Si votre société est certifiée par rapport à plusieurs référentiels, vous avez la possibilité de réaliser des audits combinés (c’est-à-dire un même processus audité sur base des exigences des différents référentiels). Cela vous permet de ne pas multiplier les audits et les auditeurs. En plus des audits programmés, le responsable des audits doit également mener ou faire réaliser des audits « spots », c’est-à-dire des audits sur des points précis, par exemple suite à une plainte client ou des anomalies récurrentes. Même si ces audits ne sont pas programmés, veillez à les enregistrer dans le calendrier des audits lorsqu’ils sont réalisés. Les auditeurs de certification apprécient ! Le planning d’audit doit évidemment préciser les domaines audités (processus ou service), les auditeurs, et la période d’audit (un mois, un trimestre éventuellement, mais pas une année !). C’est ici que se pose le problème du choix des auditeurs. Il faut au moins dans l’organisation désigner (et former) 2 auditeurs appartenant à des services différents, puisqu’un auditeur ne peut auditer son propre service. Le responsable des audits doit donc veiller à maintenir une équipe suffisante d’auditeurs, compétente dans les différents domaines à auditer (en tenant compte des évolutions des référentiels), disponible et motivée. Il veillera également à varier les services audités par les auditeurs, pour conserver le regard neuf des auditeurs. La formation des auditeurs est donc très importante.

Préparation, réalisation des audits et supports d’audits.

Il existe différentes techniques d’audit : les audits documentaires et les audits « terrain ». Les premiers sont basés sur l’examen des procédures, instructions, enregistrements relatifs au domaine audité. Cela peut se faire sans l’intervention des personnes impliquées dans le domaine audité. Par contre, les audits « terrain » sont basés sur la rencontre avec les personnes. Lors de la préparation, les auditeurs examinent les rapports des audits précédents (internes et externes), les anomalies relatives au domaine audité, les procédures et instructions, … Sur base de ces documents, les auditeurs préparent la check-list. Dans un prochain article, nous aborderons la réalisation des audits plus en détail, y compris la rédaction des rapports d’audit.

Conclusion

Les audits internes sont un des piliers de l’amélioration continue. Il est donc important qu’ils soient menés correctement, consciencieusement et surtout pas dans la précipitation !! Pour vous aider dans votre démarche, de nombreuses sociétés proposent des formations d’auditeurs internes (théoriques et pratiques). Nous vous conseillons de choisir une formation présentant ce double aspect : théorie (connaissance des normes et des outils) et pratique (réalisation d’un audit en situation réelle « sur le terrain »).

Lean Manufacturing : la clé du succès en productivité (12)

18 mars 2010 par Etienne

Une des règles de base du Lean est de ne fabriquer que ce qui est à livrer au client (interne ou externe) et de se limiter au niveau des approvisionnements uniquement à ce qui va être consommé dans un délai relativement court.

Une cinquième technique à mettre en pratique est l’AUTOCONTROLE  (suite)

Contextes les plus favorables

  • Tout poste de travail où sont fabriqués des produits très variés mais de process similaires
  • Tout poste de travail dont l’impact sur la qualité du produit final est très important.

Les résultats que l’on peut en attendre

  • Meilleure prise de conscience par le personnel de l’importance des prestations,
  • Réduction des rejets.

Les principes de fonctionnement

  • Paraphe du document d’autocontrôle après exécution de l’opération soumise à autocontrôle,
  • Non seulement le paraphe doit être mis sur le document après l’opération mais cela doit y être fait immédiatement après.

Les difficultés habituelles de mise en œuvre

  • Pas de difficulté majeure si ce n’est la nécessité de suivi de lancement. Certaines personnes considérant le fait de parapher un document comme étant une simple opération manuelle.

Les conditions favorisant la réussite

  • Transfert du contrôle des produits vers un contrôle process,
  • Explication au personnel de l’objectif visé,
  • Mise en place de systèmes simples et pratiques permettant de parapher le document témoin de l’autocontrôle dès l’exécution de l’opération .

Des formation inter-entreprise : un acquis pour la vie

17 mars 2010 par Philippe

Se former est un investissement, certes ! Cela coûte de l’argent et du temps, bien sûr!
Mais les compétences que je vais y acquérir resteront à jamais ma propriété, elles feront partie de mon bagage, de ma façon d’agir et donc de mon c.v….
Améliorer mes relations inter-personnelles, acquérir des techniques de communication, augmenter mon leadership , développer la gestion de moi-même, gérer mon stress ou stimuler mes capacités à la délégation sont autant de bénéfices qui vont augmenter mon confort de vie au travail. Et cela de manière DURABLE ! ..
Soit via un groupe de 6 à 12 personnes dans votre entreprise, soit dans un groupe constitué d’homologues venant d’autres sociétés (inter-entreprise), offrez-vous ces outils et ces sources de bien-être relationnel !

Nous organisons des inter-entreprise en mai et juin prochains sur les thèmes suivants : Leadership et communication, prise de parole en public, vendre ou faire acheter, trucs et astuces pour un recrutement réussi, Management humain durable et Process Communication.

contactez-nous pour toute information ou surfez sur www.aliasconsult.be

Le licenciement en raison de consommation d’alcool ou de drogues?

16 mars 2010 par Frans

Des mesures sanctionnant directement la consommation d’alcool ou de drogues ne peuvent être prises que de manière très limitée. La CCT interdit que des conséquences négatives soient associées à des tests positifs de consommation d’alcool ou de drogues, hormis l’éloignement du lieu du travail mais une telle mesure est prise évidemment dans le but d’assurer la sécurité au travail. L’on peut demander des explications au travailleur mais c’est au médecin du travail à contrôler l’aptitude du travailleur qui peut être exclu de l’exécution de son contrat de travail si le médecin constate que le travailleur n’est plus apte au travail en raison de la consommation d’alcool ou de drogues.

La prévention en matière de drogue et d’alcool dans les entreprises : L’évaluation de la politique et Entrée en vigueur de la CCT

11 mars 2010 par Frans

L’évaluation de la politique :

L’employeur doit évaluer régulièrement la politique mise en œuvre en tenant compte des rapports des services internes et externes de prévention, des avis du CPPT, des incidents et des accidents éventuels.

Entrée en vigueur de la CCT :

La CCT est entrée en vigueur le 1er avril 2009 et les entreprises disposent d’un an pour la mettre en œuvre. Les règlements de travail doivent donc être adaptés au 1er avril  2010.

Formation, compétences durables?

10 mars 2010 par Alain

« Développer mes compétences et celles de mes collaborateurs dans un esprit durable c’est profiter de réelles opportunités de développement personnel au service de mon entreprise. »
Alias consult construit des modules de formation pour que chacun bénéficie d’outils de communication, de leadership, de découverte de soi et de facilitation des relations interpersonnelles éclairés par les valeurs de puissance et de respect !
Des outils concrets, des mises en situation parlantes, une vraie énergie pour un confort de vie au travail chaque jour plus grand…
Bref, de réelles opportunités de développement personnel… Pour une efficacité accrue et un confort de vie en entreprise …
ALIAS est votre ALLIE

Votre participation à un salon…

8 mars 2010 par Florence

Un salon fait partie des médias dit Below the line (hors médias). Ce média est non seulement un outil de marketing, mais encore un outil de communication globale.

En effet, le média-salon est une combinaison d’outils variés de la communication, tels que la publicité, les relations publiques, la vente directe, l’Internet…

Un salon est donc un « océan » d’opportunités, au niveau des contacts, de la presse, des concurrents…

Votre stand est la vitrine de votre entreprise.

Quels que soient les moyens mis en œuvre, tout stand doit impérativement remplir quatre fonctions :

  • Attirer l’attention.
  • Converger l’information sur une idée
  • Montrer les solutions sur leur « 31″
  • Permettre l’efficacité

A l’heure actuelle, la majorité des stands disposent d’un minimum d’animations audiovisuelles. Les visiteurs sont attirés par les démonstrations. Cependant, il ne faut pas perdre de vue une règle essentielle : « Trop de communication tue la communication » .

Quelques conseils…

  • N’utilisez pas d’images, de photos, de posters… de trop petite taille.
  • Les éléments graphiques doivent se situer à une hauteur de 1,5m à 2m pour une distance d’environ 3m.
  • Pensez à animer votre stand.
  • Soyez proactif.

La prévention en matière de drogue et d’alcool dans les entreprises : Le conseiller en prévention

5 mars 2010 par Frans

L’employeur doit assurer le cadre qui permet au Conseiller en Prévention d’assurer de façon optimale leur rôle dans la politique de prévention en matière de drogues et d’alcool de l’entreprise. Le Conseiller en Prévention qui, à l’occasion d’un contact avec le travailleur, constate des risques et présume que ceux-ci peuvent provenir de la consommation d’alcool ou de drogues doit informer le travailleur sur les possibilités d’assistance ainsi que sur la possibilité de s’adresser à son médecin traitant ou à des services spécialisés. Il ne peut avoir recours  directement à des intervenants externes que moyennant l’accord du travailleur.

Lean Manufacturing : la clé du succès en productivité (11)

3 mars 2010 par Etienne

Une des règles de base du Lean est de ne fabriquer que ce qui est à livrer au client (interne ou externe) et de se limiter au niveau des approvisionnements uniquement à ce qui va être consommé dans un délai relativement court.

Une cinquième technique à mettre en pratique est l’AUTOCONTROLE .

L’objectif classique recherché dans L’AUTOCONTROLE est la responsabilisation du personnel dans le travail qu’il effectue et la réduction des coûts de « contrôle de surveillance ».

La succession de produits différents fabriqués en petites quantités impose des changements très fréquents et par conséquent des adaptations rapides de la part du personnel.

Tout ceci ne va pas sans risque car le personnel travaille souvent par « habitude ».

L’organisation en ligne (succession de produits différents mais basés sur le même process), pousse donc à contrôler non plus le produit, mais en réalité la non dérive du process.

Ce contrôle du process se base bien sûr partiellement sur le contrôle des produits fabriqués mais aussi sur le suivi des paramètres témoins de dérives possibles (pressions, T°, consommations éléctriques, etc..).

C’est cela la véritable mission de l’autocontrôle.

Enfin, l’autocontrôle est aussi utilisé dans les cas où il est nécessaire de s’assurer que l’opération demandée (en général critique pour le produit) a bien effectivement été exécutée (scellement, fixation, couple de serrage, etc..).

L’opérateur, par son paraphe, atteste de l’exécution effective de cette opération.

Les contextes favorables, les résultats que l’on peut attendre, les principes de fonctionnement, les difficultés habituelles de mise en œuvre et les conditions favorisant la réussite de l’AUTOCONTROLE seront développés dans la prochaine parution.