Formation clients agressifs

16 février 2011 par Philippe

La gestion des clients agressifs
Les cinq premières secondes

Parmi les membres du personnel de la SWDE, les indexiers et les préleveurs d’échantillons sont les plus exposés aux sautes d’humeur de nos clients. Voici quelques clés pour garder le contrôle de la situation et ne pas perdre la face.

S’agit-il de métiers à risque? Oui, sans doute. Mal lunés, obtus, bougons, procéduriers, d’humeur querelleuse, ou tout simplement craintifs, nos clients ont mille raisons pour claquer la porte au nez avec vigueur ou faire exploser leurs frustrations à ces importuns qui viennent relever le compteur ou récolter de l’eau dans de petites fioles pour analyses. Au mieux l’agression est verbale. Au pire, elle s’envenime et peut tourner en violence physique. Il s’agit, dans ces moments-là, d’éviter de mettre de l’huile sur le feu, de contrôler ses émotions pour éviter le clash. Parce, outre le fait d’être courtois et civilisé, il y a un objectif à atteindre, c’est d’entrer chez le client [phrase à mettre en exergue], vérifier son compteur et/ou prélever de l’eau.

Les cinq premières secondes de toute relation sont déterminantes, parce qu’elles vont conditionner l’échange qui va suivre. En cinq secondes, on se fait très rapidement une idée de la personne à laquelle on s’adresse. En fonction de sa tenue vestimentaire, de son attitude, en fonction de son regard, en fonction des mimiques qu’elle peut avoir ou du ton qu’elle emploie. Dans plus de 9 cas sur 10, cette première interprétation, souvent à mes dépens, ne correspond pas à la réalité. Le reste de l’échange est pourtant interprété dans le sens de ma première interprétation. Cette interprétation va conditionner l’échange et les rapports ultérieurs que l’on peut avoir avec le client qui dès lors sont non seulement faussés, mais peuvent aussi être tendus.

Le « tu » tue

Comment dissiper cette première interprétation, souvent mauvaise conseillère afin de bien démarrer l’échange sur base d’une communication cohérente et de confiance ? Tout simplement en la vérifiant, en posant des questions adéquates à son interlocuteur, sans le mettre à mal. Exemple: un client vous ouvre la porte le regard mauvais. Il vous observe des pieds à la tête et vous questionne en soulevant le menton. Vous pensez que vous n’êtes pas le bienvenu. Mais la raison de son attitude est peut-être tout autre. Vérifiez la en évitant de lui poser des questions directes qui accusent, du genre « Vous avez l’air de très mauvais poil? « .

Le « tu » (ou le « vous ») déstabilise. Il fige ou rompt le dialogue. Il peut provoquer une riposte cinglante. Posez une question en « je » pour tenter de briser la glace. De cette manière, vous ne culpabilisez pas l’autre. En même temps, vous vous ouvrez à lui. Dites plutôt: « J’ai l’impression que vous ne vous attendiez pas à ma visite… ». Offrez à votre interlocuteur la possibilité de confirmer ou d’infirmer ce que vous venez de dire: « Je me trompe ? ». Profitez de la réponse et recevez la comme le cadeau d’une information franche. Il sera sans doute plus aisé de poursuivre l’échange.

Le marketing de ses intentions

Relever un index, remplacer un compteur en cave, prélever de l’eau au robinet d’un particulier, c’est rentrer dans l’espace de vie des gens. Dans leur intimité. Pour éviter qu’ils vous prennent d’emblée pour un envahisseur, veillez à respecter un périmètre de sécurité. Sa distance correspond à la longueur minimale d’un bras. Quand vous sonnez, pensez juste à avoir le réflexe de reculer d’un pas.

N’hésitez pas non plus à informer au préalable votre interlocuteur des tenants et aboutissants de votre intervention, surtout si celle-ci risque d’être la source d’une situation fâcheuse ou embarrassante. Vous décelez une fuite après compteur, dites au client que sa prochaine facture risque d’être plus élevée qu’à l’ordinaire. Ainsi prévenu, il n’aura pas une (trop) mauvaise surprise en ouvrant son courrier. Et si la surconsommation est moins importante que prévue, le client sera peut-être même soulagé. Il ne faut pas hésiter à faire le « marketing de ses intentions », à annoncer à l’avance quels sont les inconvénients liés à votre intervention: les délais de réalisation d’un nouveau raccordement, les traces de boues laissées dans le hall pour descendre à la cave, les litres consommés pour prélever les échantillons,… Annoncer la couleur permet de désamorcer tout malaise qui pourrait naître entre le client et vous.

Environnement – ISO 50001 : Une future norme sur le management de l’énergie

15 février 2011 par Frans

Une norme internationale sur le management de l’énergie (la norme ISO 50001) est en cours de rédaction (un « draft » a été publié). La publication est prévue pour le 1° trimestre 2011. Cette norme spécifie les exigences relatives au système de management de l’énergie d’un organisme nécessaire pour la certification, l’enregistrement et/ou l’auto déclaration. Cette norme s’adresse aux organismes de tout type et de toute taille. Tout comme l’ISO 14001 pour l’environnement, elle n’établit pas d’exigences absolues en matière de performance énergétique, néanmoins, l’organisme doit établir un engagement d’amélioration continue de son efficacité et de sa performance énergétique.

L’objectif de cette norme est multiple. On peut citer l’amélioration de  l’efficacité énergétique grâce à une gestion méthodique de son énergie, la quantification au sein d’un système de management de cibles énergétiques précises, la diminution des émissions de gaz à effet de serre, la réduction de  la consommation d’énergie, l’achat de produits et services efficient au niveau énergétique, garantir la conformité à la législation et enfin fédérer les ressources internes autour d’un projet commun et d’actualité.

La version «draft » de la  norme repose sur les éléments communs identifiés dans toutes les normes ISO relatives aux systèmes de management.

La compatibilité maximale avec des normes clés comme ISO 9001 pour le management de la qualité et ISO14001 pour le management environnemental est ainsi assurée.

Dans le cadre d’un prochain article, nous détaillerons plus précisément les exigences de cette norme et le mode d’intégration dans d’autres systèmes de management et notamment l’ISO 14001.

Sécurité – Le toolbox meeting (TBM) ou « Réunion Boite à Outils ».

1 février 2011 par Frans

TBM… Expression bien connue des sociétés certifiées VCA. Pour les autres il s’agit des « 5 minutes sécurité », « La causerie »,  « minutes papillon », …. Quelque soit leur nom, toutes ces réunions, discussions, qu’elles soient plus ou moins formelles, ont pour objectifs de donner une information régulière au personnel.

Il existe  plusieurs solutions pour préparer ces réunions : de l’achat du « kit » tout fait pour l’année jusqu’au sujet murement réfléchi et préparé avec soin par le conseiller en prévention. Certains font appels à des ressources externes « classiques » (SEPP (Service Externe de Prévention et de Protection), Assureur Loi (Accident du travail), Fournisseur (location de nacelles, d’échafaudages, …). D’autres ont recours à des solutions plus originales (troupe de théâtre, ligue d’improvisation, …). Tous les moyens sont bons et valent la peine d’être essayé.

Revenons au fondement du TBM. Il s’agit  avant tout de donner une information au personnel. Cette information fait partie des outils utilisés pour augmenter la prise en compte des aspects sécurité et santé dans le cadre des activités professionnelles. Les TBM sont souvent basée sur l’actualité d’un chantier ou de l’atelier de façon à mettre en évidence une situation dangereuse ou problématique voir même de refaire le point sur une instruction mal appliquée…

Idéalement il faut que ces réunions d’information soient intéressantes, pratiques, percutantes, … faute de quoi l’outil sera inutile…

Voici quelques pistes pour vous aider dans cette tâche passionnante qui peut vite devenir un cauchemar périodique (sans parler de l’énorme consommation inutile de temps…). Avant tout soyez créatif, essayer de trouver de nouvelles idées pour conserver l’intérêt. Planifiez… Vous pourrez ainsi associer les sujets aux périodes de l’année. Exemple pour le contrôle des véhicules : A l’entrée de l’hiver : rappel des contrôles à effectuer (antigel, liquide lave-glace, phares, pneus,  …) et des conseils de prudence (conduite défensive, …). Juste avant les vacances, info liée au chargement des véhicules, …

N’hésitez surtout pas à associer un message professionnel et un message d’intérêt privé. Il faut avant tout apprendre quelque chose. Exemple : Produits dangereux : il est très facile de parler des produits dangereux et d’évoquer la gestion de ces produits à domicile… Qui ne pourrait être sensibilité par rapport à la sécurité de ses enfants…

Pour répondre aux exigences des normes (VCA,…) il faut que le TBM soit communiqué par le chef direct. N’oubliez pas que ce n’est pas que ce n’est pas si simple de transmettre de façon percutante des informations… Alors n’hésitez pas à les aider dans cette tâche.

Une autre condition de base pour réussir cette information sécurité & santé : maîtriser le temps (5 à 10 minutes), maîtriser le sujet. Pensez à intégrer vos sujets dans une démarche globale (visites des lieux de travail (chantiers, ateliers, bureaux, véhicules), réunions sécurité (CPPT, Comité QSSE, …), accidents et incidents, TBM,…). N’hésitez surtout pas à compléter ce TBM par un affichage adéquat qui permettra de soutenir le message.

Et pour finir… Cet outil d’information va dans le sens de l’amélioration de la connaissance des risques et des moyens de prévention… Donc de la sécurité des travailleurs… Et permet aussi à l’employeur de répondre partiellement à une de ses obligations légales.