Environnement – ISO 50001 : Une future norme sur le management de l’énergie

15 février 2011 par Frans

Une norme internationale sur le management de l’énergie (la norme ISO 50001) est en cours de rédaction (un « draft » a été publié). La publication est prévue pour le 1° trimestre 2011. Cette norme spécifie les exigences relatives au système de management de l’énergie d’un organisme nécessaire pour la certification, l’enregistrement et/ou l’auto déclaration. Cette norme s’adresse aux organismes de tout type et de toute taille. Tout comme l’ISO 14001 pour l’environnement, elle n’établit pas d’exigences absolues en matière de performance énergétique, néanmoins, l’organisme doit établir un engagement d’amélioration continue de son efficacité et de sa performance énergétique.

L’objectif de cette norme est multiple. On peut citer l’amélioration de  l’efficacité énergétique grâce à une gestion méthodique de son énergie, la quantification au sein d’un système de management de cibles énergétiques précises, la diminution des émissions de gaz à effet de serre, la réduction de  la consommation d’énergie, l’achat de produits et services efficient au niveau énergétique, garantir la conformité à la législation et enfin fédérer les ressources internes autour d’un projet commun et d’actualité.

La version «draft » de la  norme repose sur les éléments communs identifiés dans toutes les normes ISO relatives aux systèmes de management.

La compatibilité maximale avec des normes clés comme ISO 9001 pour le management de la qualité et ISO14001 pour le management environnemental est ainsi assurée.

Dans le cadre d’un prochain article, nous détaillerons plus précisément les exigences de cette norme et le mode d’intégration dans d’autres systèmes de management et notamment l’ISO 14001.

Sécurité – Le toolbox meeting (TBM) ou « Réunion Boite à Outils ».

1 février 2011 par Frans

TBM… Expression bien connue des sociétés certifiées VCA. Pour les autres il s’agit des « 5 minutes sécurité », « La causerie »,  « minutes papillon », …. Quelque soit leur nom, toutes ces réunions, discussions, qu’elles soient plus ou moins formelles, ont pour objectifs de donner une information régulière au personnel.

Il existe  plusieurs solutions pour préparer ces réunions : de l’achat du « kit » tout fait pour l’année jusqu’au sujet murement réfléchi et préparé avec soin par le conseiller en prévention. Certains font appels à des ressources externes « classiques » (SEPP (Service Externe de Prévention et de Protection), Assureur Loi (Accident du travail), Fournisseur (location de nacelles, d’échafaudages, …). D’autres ont recours à des solutions plus originales (troupe de théâtre, ligue d’improvisation, …). Tous les moyens sont bons et valent la peine d’être essayé.

Revenons au fondement du TBM. Il s’agit  avant tout de donner une information au personnel. Cette information fait partie des outils utilisés pour augmenter la prise en compte des aspects sécurité et santé dans le cadre des activités professionnelles. Les TBM sont souvent basée sur l’actualité d’un chantier ou de l’atelier de façon à mettre en évidence une situation dangereuse ou problématique voir même de refaire le point sur une instruction mal appliquée…

Idéalement il faut que ces réunions d’information soient intéressantes, pratiques, percutantes, … faute de quoi l’outil sera inutile…

Voici quelques pistes pour vous aider dans cette tâche passionnante qui peut vite devenir un cauchemar périodique (sans parler de l’énorme consommation inutile de temps…). Avant tout soyez créatif, essayer de trouver de nouvelles idées pour conserver l’intérêt. Planifiez… Vous pourrez ainsi associer les sujets aux périodes de l’année. Exemple pour le contrôle des véhicules : A l’entrée de l’hiver : rappel des contrôles à effectuer (antigel, liquide lave-glace, phares, pneus,  …) et des conseils de prudence (conduite défensive, …). Juste avant les vacances, info liée au chargement des véhicules, …

N’hésitez surtout pas à associer un message professionnel et un message d’intérêt privé. Il faut avant tout apprendre quelque chose. Exemple : Produits dangereux : il est très facile de parler des produits dangereux et d’évoquer la gestion de ces produits à domicile… Qui ne pourrait être sensibilité par rapport à la sécurité de ses enfants…

Pour répondre aux exigences des normes (VCA,…) il faut que le TBM soit communiqué par le chef direct. N’oubliez pas que ce n’est pas que ce n’est pas si simple de transmettre de façon percutante des informations… Alors n’hésitez pas à les aider dans cette tâche.

Une autre condition de base pour réussir cette information sécurité & santé : maîtriser le temps (5 à 10 minutes), maîtriser le sujet. Pensez à intégrer vos sujets dans une démarche globale (visites des lieux de travail (chantiers, ateliers, bureaux, véhicules), réunions sécurité (CPPT, Comité QSSE, …), accidents et incidents, TBM,…). N’hésitez surtout pas à compléter ce TBM par un affichage adéquat qui permettra de soutenir le message.

Et pour finir… Cet outil d’information va dans le sens de l’amélioration de la connaissance des risques et des moyens de prévention… Donc de la sécurité des travailleurs… Et permet aussi à l’employeur de répondre partiellement à une de ses obligations légales.

Environnement – Nouvelles dispositions pour le décret sol

10 janvier 2011 par Frans

Le Parlement Wallon a adopté un décret-programme datant du 22 juillet 2010 qui apporte diverses modifications au décret sol du 5 décembre 2008 (décret gestion des sols). Pour rappel, l’objectif du décret sol est de garantir à toute personne et toute entreprise souhaitant acquérir un terrain industriel en région wallonne, l’absence de  conflit d’intérêts entre propriétaires actuels et futurs et la prévention de tout report de la charge d’une éventuelle dépollution sur les seuls pouvoirs publics. Pour ce faire, le décret sol détermine les faits générateurs  des obligations, les titulaires des obligations ainsi que  les actions à entreprendre et de la manière de les réaliser. Ainsi, les études et projets exécutés par des experts agréés doivent être réalisés dans le respect du Compendium Wallon des Méthodes d’Échantillonnage et d’Analyse (CWEA) et  du Code Wallon de Bonnes Pratiques (CWBP). Si le premier est disponible et en application depuis le 1° février 2010, le deuxième n’est toujours pas disponible. L’objectif de ce CWBP étant de rassembler sous un même document l’ensemble des techniques et moyens à respecter par les différents intervenants auquel doivent satisfaire les études aucune étude d’orientation (ou de caractérisation) ne peut être déclarée conforme par l’administration avant la publication de ce CWBP. Néanmoins, pour les entreprises désireuses de réaliser un assainissement sur un terrain déclaré contaminé par une pollution historique, le décret programme du 22 juillet 2010 instaure un régime transitoire et insère un article 92.bis au sein du décret sol du 5 décembre 2008. Cet article 92 bis à l’alinéa 2 définit précisément le contenu du projet d’assainissement. Ce projet doit reprendre l’identité du demandeur, un état des lieux du terrain, la localisation du terrain, une évaluation de l’impact des déchets et des pollutions et le processus d’assainissement. Par ailleurs, le décret-programme prolonge transitoirement, l’agrément en qualité d’expert « pollution du sol et du sous-sol » (experts agréés) à l’agrément d’expert « gestion des sols pollués » jusqu’au 31 mars 2011.

Sécurité & Santé – Contrôle du matériel, des équipements, des machines, …

13 décembre 2010 par Frans

Contrôle légaux du matériel, des équipements, des machines… Qui contrôle quoi et quand…

Pour ce qui est des équipements de levage cela ne pose habituellement pas de problème, le contrôle doit se faire périodiquement (annuellement pour la structure et trimestriellement pour le reste et les accessoires) par un Service Externe de Contrôle Technique (SECT). En ce qui concerne l’étendue du contrôle, certaines questions peuvent apparaitre. Faut-il contrôler, tout ce qui entre dans le levage d’une charge ? Oui, voir RGPT art. 181

  • Elément (Equipement, dans sa structure) de levage : pont roulant, potence, palan (mécanisé ou manuel), …
  • Accessoires de levage : sangles, élingues, câbles, chaîne, anneau de levage…
  • Accessoires de levage plus spécifiques : palonnier, pince à fût, pince à tôle…

Et pour tous ces éléments vous devez disposer d’un certificat de conformité CE à l’achat. Pour les éléments de levage, un certificat de contrôle de mise en service par un SECT est aussi nécessaire.

Attention… On parle de levage ! Les engins équipés de crochet de levage sont soumis à cette obligation. Les chariots élévateurs qui peuvent être utilisés pour le levage de personne (nacelle ou accessoires montés sur fourches) sont aussi soumis à ces obligations. Et dans ce cas, bien entendu, le chariot et ses accessoires, dédicacé l’un avec l’autre, doivent être contrôlés ensemble. Est strictement interdit tout accessoire bricolé ne répondant à aucune conformité… Ne pas oublier non plus la charge maximum autorisée (diagramme de charge du chariot avec l’accessoire).

Sans être exhaustif, on peut encore citer le contrôle obligatoire par un SECT des installations électriques BT et HT, les contrôles des cuves d’air comprimé (en fonction du volume), le contrôle de l’étanchéité des réservoirs de produits liquides, … etc.

Dans une prochaine parution nous vous donnerons un tableau résumé des principaux contrôles légaux à effectuer par un SECT. Nous parlerons également des contrôles par un organisme compétent (moyens de luttes contre l’incendie par exemple, …) et des contrôles par l’employeur (équipements, machines, électroportatifs, outillage manuel, échelle, échafaudage, vérins, chandelle, transpalette manuel, …).

Un outil de qualité : l’audit

15 novembre 2010 par Frans

Dans un précédent article, nous avions abordé la réalisation des audits. Voici plus en détail les différentes phases de la réalisation d’un audit.

Préparation : Lors de la préparation, les auditeurs examinent les rapports des audits précédents (internes et externes), les anomalies (non conformités, accidents, incidents, plaintes, …) relatives au domaine audité, les procédures et instructions, … Sur base de ces documents et des référentiels, les auditeurs préparent une check-list. Ne réinventer pas la roue lors de chaque préparation d’audits. Les check-lists utilisées lors des audits précédents peuvent parfaitement être réutilisées, pour autant qu’elles soient complètes et qu’il n’y ait pas eu de modification importante dans l’organisme. Pensez à vous constituer des outils pratiques : format adapté au type d’audit, document pré-rempli, place prévue pour les réponses, … Plus vous vous facilitez la vie au niveau de la prise de notes, plus la rédaction du rapport sera facile.

Réalisation de l’audit :

N’oubliez pas de confirmer le rendez-vous avec les personnes que vous souhaitez auditer et tenez compte des impératifs de production en fonction de ce que vous devez auditer.

L’audit se réalise en général en 3 phases : introduction, réalisation, debriefing à chaud.

L’introduction de l’audit est un moment privilégié pour rappeler les objectifs de l’audit (outil d’amélioration continue et non d’évaluation du personnel), pour fixer l’horaire et les priorités.

En cours d’audit, l’auditeur veillera à rester neutre, à se limiter aux faits, documents et enregistrements. Un auditeur ne peut pas porter de jugement ou critiquer, il doit relever des faits. Il peut juste dire si ce qu’il constate est conforme aux référentiels et aux procédures. Pensez d’ores et déjà à vous faciliter la vie pour la rédaction du rapport d’audit. Vous pouvez prendre des photos par exemple !

Enfin, le débriefing permet de clôturer l’audit sur le terrain en résumant l’ensemble des points forts et des points à améliorer constatés en cours d’audit. Il n’est pas question ici de procéder à une attaque en règle. L’objectif est d’obtenir l’accord du ou des responsables sur les actions à engager pour remédier aux problèmes constatés. Cet engagement sera repris dans le rapport d’audit.

Rapport d’audit :

Il s’agit de la dernière étape de la réalisation d’un audit. Il s’agit pour l’auditeur de retranscrire le plus fidèlement possible ce qu’il a vu et entendu, tout en restant neutre. Ses seuls jugements portent sur la conformité par rapport au(x) référentiel(s) choisi(s) et aux procédures internes. Les conclusions discutées lors du debriefing doivent se retrouver dans le rapport d’audit. N’oubliez pas de joindre les photos prises lors de l’audit (souvent plus efficace qu’un long discours).

Dans notre prochain article, nous verrons comment effectuer le suivi des actions émises lors des audits et donc la clôture des audits

Alcool : Que faire si un cas se présente dans mon entreprise?

7 octobre 2010 par Frans

Consommer de l’alcool ou d’autres drogues concerne une part non négligeable de notre population. L’alcool fait partie de la vie de tous les jours de nombre d’entre nous. Nous savons tous que sa consommation excessive entraîne des problèmes. Ce phénomène ne se limite évidemment pas au cercle familial ou privé. D’après une étude réalisée en 2008 par Securex, 13% des salariés belges consomment de l’alcool de façon dangereuse, soit environ 500.000 personnes. Conscient de ce problème, l’état belge a imposé aux entreprises, depuis le 28 juin 2009, d’appliquer la convention collective de travail (CCT) numéro cent relative à la mise en œuvre d’une politique préventive en matière d’alcool et de drogues dans l’entreprise.

Brièvement, voici comment l’employeur doit appliquer cette convention.

  • rédiger les règles (la politique de prévention alcool et drogues) relatives à l’interdiction ou à la limitation de la consommation d’alcool ou d’autres drogues durant le travail dans l’entreprise ;
  • fixer la marche à suivre en cas de non respect de ces règles ou de problème au travail lié à la consommation supposée d’alcool ou de drogues (incapacité de travailler, transport de la victime à son domicile, son accompagnement, le règlement des dépenses,…). Il est à remarquer que les tests de dépistage d’alcool ou de drogues ne peuvent être réalisés que dans un but de prévention et avec l’accord de la personne concernée ;
  • inscrire ces règles dans le règlement de travail ;
  • présenter ces règles au personnel ;
  • former les travailleurs à la prévention en matière d’alcool et drogue.

Appliquer cette convention nécessite de s’appuyer sur des professionnels. Contacter votre service médical (SEPP) qui pourra vous conseiller efficacement.

Pour vous aider à sensibiliser le personnel de l’entreprise sur ce sujet, vous trouvez sur le site d’infordrogues des affiches et une brochure que vous pourrez télécharger ou commander gratuitement. ( www.infordrogues.be ). Dans cette brochure, le vrai et le faux sont présentés en vue de lutter contre les préjugés; nombreux dans ce domaine, et de permettre un meilleur dialogue.

Remarquez que cette convention a pour but la prévention et non la répression.

Et maintenant, comment dépister un problème d’assuétude ? Comment réagir si vous constatez un problème lié à une consommation supposée de drogues légales (alcool, médicaments psycho actifs) ou illégales ?

Quelques troubles de comportement peuvent être le signe d’une assuétude : erreurs de jugement, mauvaise coordination des mouvements, irritabilité, agressivité, perte de mémoire, diminution de la concentration, vertiges ou somnolence.

Vous avez constaté des problèmes de ce genre dans votre entreprise ? Ce problème vous dépasse, vous n’êtes effectivement pas formé pour le traiter.  Faites appel à des professionnels. Nous vous conseillons de prendre contact avec votre SEPP. Ils sont formés pour vous aider concrètement.

Sur le site www.cbmt.be , dans la FAQ, vous pourrez trouver les principales réponses à vos questions.

Et vous, vous vous demandez peut-être si votre consommation d’alcool ou d’autres drogues est problématique. Sur le site www.stopouencore.be  vous trouverez un petit test qui vous permettra de savoir rapidement et facilement si votre consommation comporte des risques.

Réalisation de l’audit

6 juin 2010 par Frans

Vous voici fin prêt pour mener votre audit.

N’avez-vous pas oublié votre stylo ? Idéalement, avec plusieurs couleurs, pour noter immédiatement les points positifs et les points à améliorer.

N’avez-vous pas oublié de confirmer le rendez-vous avec les personnes que vous souhaitez auditer (pour cela, reportez-vous au planning d’audit) ? tenez compte des impératifs de production, des arrêts de production, des opérations de maintenance, en fonction de ce que vous devez auditer.

L’audit se réaliser en 3 phases : introduction de l’audit, réalisation, debriefing à chaud.

L’introduction de l’audit est un moment privilégié pour rappeler les objectifs de l’audit (outil d’amélioration continue et non d’évaluation du personnel), pour fixer l’horaire et les priorités.

En cours d’audit, l’auditeur veillera à rester neutre, à se limiter aux faits, documents et enregistrements. Un auditeur ne peut pas porter de jugement ou critiquer, il doit relever des faits. Il peut juste dire si ce qu’il constate est conforme aux référentiels et aux procédures.

Enfin, le débriefing permet de clôturer l’audit sur le terrain en résumant l’ensemble des points forts et des points à améliorer constatés en cours d’audit. Il n’est pas question ici de procéder à une attaque en règle. L’objectif est d’obtenir l’accord du ou des responsables sur les actions à engager pour remédier aux problèmes constatés. Cet engagement sera repris dans le rapport d’audit.

Les audits internes : Préparation, réalisation des audits et supports d’audits

30 mai 2010 par Frans

Il existe différentes techniques d’audit : les audits documentaires et les audits « terrain ». Les premiers sont basés sur l’examen des procédures, instructions, enregistrements relatifs au domaine audité. Cela peut se faire sans l’intervention des personnes impliquées dans le domaine audité. Par contre, les audits « terrain » sont basés sur la rencontre avec les personnes.

Lors de la préparation, les auditeurs examinent les rapports des audits précédents (internes et externes), les anomalies relatives au domaine audité, les procédures et instructions, … Sur base de ces documents et du ou desréférentiel(s), les auditeurs préparent la check-list.

Les audits étant un exercice à réaliser en plus de ses tâches quotidiennes, les auditeurs ne doivent pas nécessairement réinventer la roue lors de chaque préparation d’audits. Les check-lists utilisées lors des audits précédents peuvent parfaitement être réutilisées, pour autant qu’elles soient complètes et qu’il n’y ait pas eu de modification importante dans l’organisme. Les auditeurs veilleront à avoir leur check-list avec eux dans un format adapté au type d’audit.

Ainsi, si vous complétez la check-list, veillez à laisser suffisamment de place ; ou alors numérotez vos questions et reprenez ces numéros en regard des réponses que vous enregistrez. Plus vous vous facilitez la vie au niveau de la prise de notes, plus vous rédigerez le rapport d’audit facilement.

Le calendrier des audits

20 mai 2010 par Frans

Le responsable des audits doit établir son calendrier évidemment en tenant compte des impositions des référentiels. Par exemple, la norme ISO 9001 :2008 impose d’établir un planning d’audit, par le responsable d’audit (généralement, le responsable qualité). Idéalement, ce planning est établi pour les 3 années couvertes par le certificat. Nous vous rappelons que l’ensemble des processus doit être audité au moins une fois sur la durée du certificat. Vous devez évidemment tenir compte de la criticité des processus : il ne serait pas judicieux d’auditer le processus de fabrication une fois tous les 3 ans !

Si votre société est certifiée par rapport à plusieurs référentiels, vous avez la possibilité de réaliser des audits combinés (c’est-à-dire un même processus audité sur base des exigences des différents référentiels). Cela vous permet de ne pas multiplier les audits et les auditeurs.

En plus des audits programmés, le responsable des audits doit également mener ou faire réaliser des audits « spots », c’est-à-dire des audits sur des points précis, par exemple suite à une plainte client ou des anomalies récurrentes. Même si ces audits ne sont pas programmés, veillez à les enregistrer dans le calendrier des audits lorsqu’ils sont réalisés. Les auditeurs de certification apprécient !

Le planning d’audit doit évidemment préciser les domaines audités (processus ou service), les auditeurs, et la période d’audit (un mois, un trimestre éventuellement, mais pas une année !).

C’est ici que se pose le problème du choix des auditeurs. Il faut au moins 2 auditeurs de services différents, puisqu’un auditeur ne peut auditer son propre service.

Le responsable des audits doit donc veiller à maintenir une équipe suffisante d’auditeurs, compétente dans les différents domaines à auditer (en tenant compte des évolutions des référentiels), disponible et motivée. Il veillera également à varier les services audités par les auditeurs, pour conserver le regard neuf des auditeurs. La formation des auditeurs est donc très importante.

L’équipe d’audit

6 mai 2010 par Frans

Le responsable des audits, en général le responsable du système de management (qualité, sécurité, environnement ou autre), doit constituer son équipe d’auditeurs. A défaut de volontaires, il devra désigner les auditeurs. Il devra aussi s’assurer qu’ils sont formés aux référentiels qui serviront de base aux audits et qu’ils ont une connaissance suffisante de l’organisation et des activités ; on ne leur demande toutefois pas de connaitre le processus de fabrication au même niveau qu’un ingénieur de production.

Le responsable de l’équipe d’audit peut lui-même former les auditeurs aux référentiels applicables. Pour que la formation soit efficace, il est bon de prévoir des audits pratiques, sans oublier évidemment la rédaction des rapports d’audit et le suivi des audits.

Si l’équipe d’audit doit mener des audits externes (par exemple chez les fournisseurs), la formation pourrait être adaptée en fonction des fournisseurs visités, mais le principe reste le même : audit par rapport à un référentiel (normes internationales ou d’un secteur, ou encore exigences définies par l’organisme), rédaction d’un rapport, suivi des actions.