Lean Manufacturing : la clé du succès en productivité (11)

3 mars 2010 par Etienne

Une des règles de base du Lean est de ne fabriquer que ce qui est à livrer au client (interne ou externe) et de se limiter au niveau des approvisionnements uniquement à ce qui va être consommé dans un délai relativement court.

Une cinquième technique à mettre en pratique est l’AUTOCONTROLE .

L’objectif classique recherché dans L’AUTOCONTROLE est la responsabilisation du personnel dans le travail qu’il effectue et la réduction des coûts de « contrôle de surveillance ».

La succession de produits différents fabriqués en petites quantités impose des changements très fréquents et par conséquent des adaptations rapides de la part du personnel.

Tout ceci ne va pas sans risque car le personnel travaille souvent par « habitude ».

L’organisation en ligne (succession de produits différents mais basés sur le même process), pousse donc à contrôler non plus le produit, mais en réalité la non dérive du process.

Ce contrôle du process se base bien sûr partiellement sur le contrôle des produits fabriqués mais aussi sur le suivi des paramètres témoins de dérives possibles (pressions, T°, consommations éléctriques, etc..).

C’est cela la véritable mission de l’autocontrôle.

Enfin, l’autocontrôle est aussi utilisé dans les cas où il est nécessaire de s’assurer que l’opération demandée (en général critique pour le produit) a bien effectivement été exécutée (scellement, fixation, couple de serrage, etc..).

L’opérateur, par son paraphe, atteste de l’exécution effective de cette opération.

Les contextes favorables, les résultats que l’on peut attendre, les principes de fonctionnement, les difficultés habituelles de mise en œuvre et les conditions favorisant la réussite de l’AUTOCONTROLE seront développés dans la prochaine parution.

Lean Manufacturing : la clé du succès en productivité (3)

24 novembre 2009 par Etienne

Une des règles de base du Lean est de ne fabriquer que ce qui est à livrer au client (interne ou externe) et de se limiter au niveau des approvisionnements uniquement à ce qui va être consommé dans un délai relativement court.

Une première technique incontournable à mettre en pratique est la MISE en LIGNE ou FLUX TENDUS.

L’objectif principal de la mise en ligne est de réduire les en cours au niveau entreprise.

C’est au travers de l’accélération des flux que cet objectif sera atteint. Il s’agit de faire en sorte que tout produit entamé au niveau réalisation soit terminé le plus rapidement possible.

 

Résultats que l’on peut en attendre :

  • réduction des délais pouvant aller de 20 à 80 %,
  • réduction des coûts de production pouvant aller jusqu’à 20 %,
  • réactivité beaucoup plus forte (orienté vers l’opérationnel),
  • facilités de gestion (moins d’en cours et polyvalence accrue),
  • augmentation sensible du niveau de qualité des produits,
  • augmentation du niveau d’autonomie du personnel,

 

Principe de fonctionnement :

L’organisation des ateliers (encore trop souvent basée sur les métiers) est réorientée sur les différents processus correspondant aux différents produits. Ce sont des Lignes.

Le compromis Prix, Qualité et Service est assuré par l’intégration dans la structure de production du commercial et de l’industrialisation en tant que responsables principaux.

Chaque ligne réorganisée par Process devient responsable de la qualité, des délais, de la rentabilité et de l’évolution future de son secteur. Le pouvoir est donné a l’opérationnel !

Les services d’achats, d’approvisionnement, de planning, de méthode, de maintenance, etc…deviennent des services (aux Lignes) comme le seraient des services extérieurs à l’entreprise.

Cette organisation est également appelée Line and Staff (Staff aux services des Lignes).

Le schéma type d’organisation en Ligne (organigramme idéal), les difficultés habituelles de mise en œuvre et les conditions favorisant la réussite seront développés dans la prochaine parution.